{"id":51156,"date":"2022-09-09T12:23:30","date_gmt":"2022-09-09T12:23:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.kite47.com\/?p=51156"},"modified":"2022-09-09T12:26:53","modified_gmt":"2022-09-09T12:26:53","slug":"au-revoir-le-bonheur-je-rentre-chez-nous-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kite47.com\/index.php\/2022\/09\/09\/au-revoir-le-bonheur-je-rentre-chez-nous-2\/","title":{"rendered":"\u00abAu revoir le bonheur\u00bb: je rentre chez nous"},"content":{"rendered":"<p><title>\u00abAu revoir le bonheur\u00bb: je rentre chez nous<\/title><\/p>\n<h2> Manon Dumais <\/h2>\n<p>Depuis Starbuck, ecrit avec Martin Petit, Ken Scott n\u2019avait pas tourne au Quebec. Cela n\u2019a cependant pas chome i\u00a0 l&#8217;occasion des dix dernieres annees. Ainsi, il a realise Delivery Man, version americaine de Starbuck, Jet Lag, via 1 scenario de Steve Conrad, et L\u2019extraordinaire week-end du fakir, vendu dans 160 pays. Sans oublier l\u2019ecriture des versions canadienne, francaise et italienne d&#8217;la grande seduction, ainsi que l\u2019adaptation francaise de Starbuck, Fonzy.<\/p>\n<p>\u00ab Si aujourd\u2019hui on a envie d\u2019aller a New York ou a Tokyo, si Paris ou Londres nous font rever, c\u2019est qu\u2019on les a deja vus au cinema. J&#8217;habite reellement fier quand un de mes films, ou n\u2019importe quel film quebecois, est vendu a travers individu ; ca veut dire que le Quebec existe dans la tete des personnes de ces pays-la. Il existe quelque chose qui me stimule dans le fait de penser qu\u2019on fait un film pour le marche d\u2019ici, mais qu\u2019il puisse voyager. Di?s que le film voyage, c\u2019est le Quebec qui voyage aussi \u00bb, affirme Ken Scott, de retour des Iles-de-la-Madeleine, ou Au revoir le plaisir, son sixieme film a titre de realisateur, a ete presente en toute premiere.<!--more--><\/p>\n<p>S\u2019il s\u2019est fait rare ces dernieres annees, votre n\u2019est pourtant jamais parce qu\u2019il boudait le Quebec ou que le Quebec lui tournait le dos : \u00ab Ca faisait un certain temps que j\u2019avais envie de revenir bosser au Quebec. J\u2019ai eu la chance de travailler ailleurs parce que nos projets m\u2019appellent et que c\u2019est difficile de dire non, mais moi, j\u2019habite au Quebec et j\u2019ai besoin de travailler au milieu des gens d\u2019ici, avec des acteurs que j\u2019admire. J\u2019ai ete tres choye dans ce cas-ci. \u00bb<\/p>\n<p>Au revoir le plaisir met en scene quatre freres, le businessman Charles-Alexandre (Louis Morissette), l\u2019auteur William (Patrice Robitaille), le nostalgique Thomas (Antoine Bertrand) et l\u2019epicurien Nicolas (Francois Arnaud), qui se rendent dans leur somptueuse residence familiale d\u2019ete a toutes les Iles-de-la-Madeleine. Sont aussi du voyage les compagnes respectives des deux aines et du benjamin, Valerie (Marilyse Bourque), Audrey (Elizabeth Duperre) et Camille (Charlotte Aubin), et toute leur marmaille.<\/p>\n<h2>Deja orphelins de un tante (GenevieveBoivin-Roussy), les freresLambert ont l\u2019intention de repandre les cendres de leur pere (Pierre-Yves Cardinal) puis de choisir s\u2019ils vendent ou non la maison. <\/h2>\n<p>Or, rien ne se passe tel prevu. Nicolas a perdu l\u2019urne et Liliane (Julie LeBreton), gardienne de la maison, leur annonce qu\u2019elle a bien l\u2019intention d&#8217;effectuer valoir ses droits sur domicile.<\/p>\n<p>\u00ab ils font un tantinet de moi dans chaque frere, revele Ken Scott. Evidemment, comme Patrice joue 1 auteur, les gens font immediatement le lien avec moi. Depuis assurement un lien avec lui, mais je m\u2019identifie aux quatre freres, qui seront des archetypes. Je les adore, j\u2019aime leur dynamique. J\u2019avais l&#8217;envie d\u2019explorer ces quatre freres fort differents, qui ont chacun une perception tres differente de ce qu\u2019est le bonheur. \u00bb<\/p>\n<p>Si les freres Lambert partagent des points communs avec un createur, Au revoir le plaisir n\u2019est pas un recit autobiographique, jure Ken Scott : \u00ab En fait, je n\u2019ai meme pas de freres, que des s?urs. En plus, j\u2019ai des filles. Toute cette histoire reste une transposition ; c\u2019est plus facile de transposer des histoires que de raconter mes ri?ves. On reussit encore plus a toucher des verites parce qu\u2019on n\u2019a jamais le souci de heurter le entourage. Meme Di?s Que la realite est interessante, il convient que l\u2019auteur lui donne un angle, un point de vue, un sens. \u00bb<\/p>\n<p>Decouvrir Au revoir le plaisir, c\u2019est renouer au milieu des themes chers au cineaste, tels la paternite, les liens familiaux, l\u2019esprit communautaire et Notre figure de l\u2019etranger debarquant en territoire inconnu.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019espere qu\u2019il y a une coherence dans tout votre que je fais, qu\u2019on puisse Realiser des liens entre chaque film. J\u2019essaie de faire des films qui me seront personnels, meme s\u2019ils s\u2019adressent a un large public. J\u2019essaie de ne pas me censurer, de dire ce que j\u2019ai envie de dire <a href=\"https:\/\/datingmentor.org\/fr\/rencontres-elite\/\">clicca qui per indagare<\/a>. Meme si L\u2019extraordinaire week-end du fakir est l\u2019adaptation d\u2019un roman [de Romain Puertolas], j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il y avait de moi dans tout ca, ainsi, le theme de l\u2019etranger y etait plus fort que pas. Si l&#8217;on m\u2019a envoye le roman, je m\u2019y etais reconnu. \u00bb<\/p>\n<p>J\u2019espere qu\u2019il y a une coherence dans bien votre que je fais, qu\u2019on puisse Realiser des liens entre chaque film. J\u2019essaie d&#8217;effectuer des films qui me seront personnels, meme s\u2019ils s\u2019adressent a plus de gens. J\u2019essaie de ne point me censurer, de dire ce que j\u2019ai envie de dire.<\/p>\n<p>Fidele a lui-meme, Ken Scott aborde des themes graves avec votre habile melange de sensibilite et d\u2019humour. \u00ab Ce que j\u2019aime, ce sont les comedies dramatiques, d\u2019etre interesse par une histoire ou depuis veritablement des enjeux. Dans ce cas-ci, des enjeux seront tres personnels, mais j&#8217;esperais m\u2019assurer que le spectateur ait aussi un sourire, qu\u2019il ait l&#8217;envie de suivre les personnages, de faire partie une famille. \u00bb<\/p>\n<p>S\u2019il est heureux d\u2019avoir pu tourner au Quebec, Ken Scott le devra toutefois a des instances bien plus hautes que lui : la pandemie et les regles sanitaires.<\/p>\n<p>\u00ab Je cherchais un lieu mystique. I\u00a0 l&#8217;origine, c\u2019etait la Provence, puis la Havane, mais la COVID est arrivee et on n\u2019avait plus le droit de tourner a l\u2019exterieur du pays. Je n\u2019ai gui?re vu ca comme votre compromis, mais une occasion de faire mieux. Si l&#8217;on voit la soiree, on ressent une certaine fierte parce que c\u2019est chez nous. Ce n\u2019est nullement une carte postale, mais le visuel que nous offrent des Iles-de-la-Madeleine sert a raconter l\u2019histoire au sein d&#8217; ce lieu exceptionnel, donne une valeur a toute l\u2019histoire. \u00bb<\/p>\n<p>Mieux encore, des paysages grandioses du Quebec maritime lui permettaient d\u2019ajouter une note de melancolie a votre huis clos au grand air ou des quatre freres deviennent tour a tour complices et rivaux, tel dans toute bonne famille.<\/p>\n<p>\u00ab Etant donne qu\u2019on a tourne en automne, le vent et les couleurs amenaient une certaine melancolie. Dans ces paysages-la, ils font quelque chose de mystique, c\u2019est exceptionnel. Je voulais que bien ca participe a raconter l\u2019histoire \u00bb, explique celui qui s\u2019est en particulier inspire du Bal et de Nous nous sommes tant aimes, d\u2019Ettore Scola, \u00ab maitre une melancolie \u00bb, ainsi que du Voleur de bicyclette, de Vittorio de Sica.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019aurait ete autre chose si j\u2019avais pu tourner en Provence ou a J&#8217;ai Havane, mais ca n\u2019aurait si\u00bbrement gui?re ete mieux. \u00bb Pourquoi pas une trilogie ?, tel pourrait le suggerer 1 personnage de la video. \u00ab Manque pour l\u2019instant\u2026 \u00bb, repond Ken Scott, sourire en coin.<\/p>\n<p>Le film Au revoir le plaisir prend l\u2019affiche le 17 decembre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abAu revoir le bonheur\u00bb: je rentre chez nous Manon Dumais Depuis Starbuck, ecrit avec Martin Petit, Ken Scott n\u2019avait pas tourne au Quebec. Cela n\u2019a cependant pas chome i\u00a0 l&#8217;occasion des dix dernieres annees. 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